Paroles, paroles, paroles

Publié le par Doheem

Les premiers mots on les attend, on s'en rapelle (ou on fait semblant) et puis on attend la premiere phrase. La première phrase de ma fille fût "Où est papa ?". De quoi vous donner envie de lui faire payer jusqu'a sa majorité.

Parce que papa il a beau être fatigué il n'a pas de vergetures, il n'a pas perdu 2 tailles de soutif, il est comme tout les pères : sourd.

Parce que papa, il a beau se payer quelques coups involontaires au niveau de l'entrejambe de temps à autre, il trouvait ca quand meme cool de voir cet alien me déformer le ventre depuis l'intérieur.

Parce que papa, il a beau devoir jouer au chauffeur c'est pas lui qui a dû servir de tétine géante au sortir de la maternité.

 

Comme il ne faut pas faire de mal aux enfants je me venge donc sur le mâle et n'ai aucun scrupules à le laisser gérer la crise d'asthme pendant que je vais en cours. Après tout moi je ne fais que de l'eczéma chacun sa m...

 

Mais depuis ma fille a grandit et est revenu a des choses essentielles "Ma tétine est tombée". Et non ma fille n'est pas le futur Bernard Pivot. Les phrases bien construites sont rares mais ce petit bout de chou sait se faire comprendre. Lors de la séance hebdommadaire de courses, arrivée à la caisse elle dit "aurevoir" à la caissière (sans être passée par la case bonjour) et voyant que celle-ci ne réagit pas de la facon souhaitée lui assène un "BONBON". (oui ici les caissières ont toutes un stock de bonbons pour les moufflets, à moi jamais on en propose, pourtant je sais dire svp et merci). Nous sommes passés par toutes les couleurs de l'arc en ciel en essayant bêttement de rattraper le coup mais je sais bien que tout ce qu'il me reste à faire c'est d'éviter cette caisse et d'espérer que ma fille aura pris une conduite avant que nous ayons épuisé les 44 caisses du supermarché.

 

Pour moi qui ai été élevée à coup de on ne demande pas c'est un comble. Si ma mère était morte elle se retournerait dans sa tombe, mais comme elle vit toujours je ne lui dirai rien de peur de précipiter sa fin.

Publié dans Mère indigne

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